L'exercice physique fréquent est important pour la mémoire
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L'exercice physique fréquent est important pour la mémoire
Reçu de Bonusan
Être assis est appelé le nouveau tabagisme. Après plus d'une demi-heure d'inactivité, le corps produit des facteurs inflammatoires qui affectent négativement tous les systèmes physiologiques. Le cerveau, qui fait partie du système nerveux central, est également inclus.
Rester assis dans la même position pendant une longue période augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de décès prématuré. Si vous restez assis plus d'une demi-heure, le corps produit des facteurs inflammatoires qui affectent négativement tous les systèmes physiologiques, y compris le cerveau.
Des recherches neurobiologiques récentes indiquent que bouger souvent est important pour la mémoire. Rester assis pendant de longues périodes semble avoir un effet négatif sur les fonctions de la mémoire. Il existe également des indications que l'exercice est important pour les processus d'apprentissage. La mémoire concerne la conservation des informations apprises et l'apprentissage signifie l'acquisition de nouvelles connaissances et compétences par la formation de réseaux neuronaux. Mais que se passe-t-il exactement dans le cerveau ?
Synovite médiale du genou
Dans PLOS ONE, des chercheurs nord-américains concluent que rester assis longtemps est associé à un amincissement de la partie médiale du lobe temporal (MTL) chez les adultes. Le lobe temporal médian, qui comprend l'hippocampe, est responsable du stockage temporaire de nouvelles connaissances factuelles et événementielles. L'amincissement du MTL peut être un signe avant-coureur du déclin cognitif et de la démence chez les personnes d'âge mûr.
L'étude est en partie basée sur des questionnaires (International Physical Activity Questionnaire) remplis par 35 adultes non déments dans la tranche d'âge de 45 à 75 ans. Les informations de ces questionnaires ont été codées puis analysées. Les participants à l'étude ont également passé une IRM, qui a permis d'obtenir des images détaillées du LTM. Les chercheurs ont découvert que la position assise prolongée est un prédicteur significatif de l'amincissement du LTM et qu'une journée entière assise ne peut pas être compensée par une heure d'exercice intense.
L'étude ne prouve pas que la position assise fréquente entraîne un amincissement des structures cérébrales, mais que la position assise ininterrompue (prolongée) entraîne un amincissement du MTL. Les chercheurs souhaitent mener des recherches de suivi où un groupe de personnes sera suivi pendant une période plus longue. Ainsi, il sera possible de déterminer si la position assise est la principale cause de l'amincissement du MTL et quel rôle le sexe, la race et le poids corporel peuvent jouer dans la santé du cerveau en relation avec la position assise.
Bouger plus vite, apprendre plus vite
Une nouvelle recherche, menée au Portugal et publiée dans la revue Nature Neuroscience, montre que les souris apprennent mieux en bougeant plus vite. Les chercheurs tentent depuis des années d'approfondir la compréhension de la plasticité cellulaire et de la manière dont les connexions neurales dans le cervelet changent lors de l'apprentissage d'une tâche motrice. Le cervelet remplit de nombreuses fonctions liées au mouvement et à l'équilibre, à la cognition et à l'apprentissage de mouvements avancés. Il calibre et affine les mouvements dans un environnement changeant afin de coordonner les mouvements de manière très précise. Pour comprendre les changements cellulaires dans le cervelet associés à l'apprentissage, les chercheurs ont initialement étudié une tâche d'apprentissage par conditionnement classique.
Lors de ces expériences, les souris devaient apprendre à fermer leurs paupières en réponse à un flash lumineux (stimulus visuel) tout en courant dans une roue. L'expérience n'a pas fonctionné car la vitesse de course des souris n'a pas été prise en compte. Une fois la vitesse de course prise en compte, une corrélation causale remarquable est apparue. Les souris qui couraient vite obtenaient de meilleurs résultats que celles qui se trouvaient sur une roue lente. Les chercheurs ont ensuite voulu comprendre le mécanisme sous-jacent. L'effet de la course à pied sur l'apprentissage était-il spécifique au système visuel ? Les souris voyaient-elles mieux en courant, ce qui leur permettait de mieux apprendre ?
Les souris ont été réentraînées. Elles devaient maintenant apprendre à fermer leurs paupières lorsqu'elles percevaient d'autres types de stimuli sensoriels (comme entendre un son ou sentir une vibration sur leurs moustaches). Encore une fois, il s'est avéré que la vitesse de la boucle affectait également le comportement d'apprentissage lors de la présentation de différents stimuli. Grâce à une autre technique (optogénétique), où des neurones spécifiques peuvent être stimulés directement à la lumière laser, des fibres muscoïdes ont été activées. Cela a montré que la capacité d'apprentissage était augmentée. En résumé, la stimulation directe de ces fibres cérébrales, qui sont connectées au cervelet, améliore la capacité d'apprentissage. Une des implications de la recherche est que non seulement le mouvement rapide, mais aussi la stimulation directe des fibres muscoïdes jouent un rôle dans l'apprentissage.
Conclusion
Il est clair qu'il y a des avantages à bouger fréquemment. De nombreuses études récentes constatent une diminution de la mortalité globale, des maladies cardiovasculaires, de l'hypertension, des AVC, du diabète de type 2, du cancer du côlon et du cancer du sein. De plus, la forme cardiovasculaire et musculaire augmente, associée à un poids et une composition corporelle plus sains.
Sources
Siddarth P, Burggren AC, Eyre HA, Small GW, Merrill DA (2018) Le comportement sédentaire associé à une réduction de l'épaisseur du lobe temporal médian chez les adultes d'âge moyen et plus âgés. PLoS ONE 13(4) : e0195549. https://doi.org/10.1371/ journal.pone.0195549
L'activité locomotrice module l'apprentissage associatif dans le cervelet de la souris
Catarina Albergaria, N. Tatiana Silva, Dominique Pritchett, Megan R. Carey
bioRxiv 099721; doi : https://doi.org/10.1101/099721
